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Archives de 2009

14 décembre 2009

Django mieux qu’un CMS ?

Logo DjangoJ’ai du récemment réécrire un site web que je gère pour une très petite entreprise : Le fil à soi. Cette entreprise comprend 3 animatrices qui proposent des ateliers et stages de massage chinois, qi gong et Gestalt-thérapie à Bordeaux. Les spécifications du site sont assez simples :

  • présentation du lieu, des animatrices et informations de contact ;
  • pages pour chaque atelier et stage classées en catégories ;
  • gestion automatique des dates de stages et génération d’un flux RSS ;
  • une interface d’administration simple pour modifier les infos sur les ateliers et stages (qui devrait être utilisée par les animatrices, même si en réalité elles ne sont pas fans d’informatique et préfèrent m’envoyer un mail…).

La version que je voulais remplacer était un site web fait à la main en PHP à partir de rien. Je l’avais commencée il y a des années avant de savoir grand chose sur la conception de sites web. Elle était donc devenue plutot difficile à gérer. Je voulais une version plus propre pour pouvoir laisser quelqu’un d’autre maintenir ce site.

Utiliser un CMS : Drupal ou WordPress

Un CMS (Content Management System : système de gestion de contenu)est une plateforme qui simplifie la création d’un site web. WordPress a été créé pour faire des blogs, mais il existe plein d’extensions qui permettent de créer n’importe quel type de site web. Drupal a vraiment été prévu pour créer n’importe quel type de site web. Il possède aussi de nombreuses extensions qui pourvoient à tous types de besoins  (calendrier, magasin en ligne…)

La force de ces CMSs est qu’il gèrent les deux parties du site web : la partie utilisateurs et la partie administration. L’administration donne aux responsables du site de nombreux moyens de personnaliser et de surveiller la partie utilisateurs.

J’ai donc commencé deux petits prototypes utilisant chaque CMS et j’en suis venu à la même conclusion :  aucun des deux ne répond parfaitement à mes besoins, pourtant très simples.

Par exemple pour la gestion des dates de stages : des tas d’extensions font des choses très proches de ce que je veux, mais aucun ne le fait tout à fait. Il va donc falloir que je personnalise une extension, dont le code n’est probablement pas vraiment documenté. Ensuite cette extension sera mise à jour (à nouveau sans documentation) par son auteur, et je devrais maintenir mes modifications…

Même chose pour le thème : de nombreux thèmes sont disponibles mais il ne serait pas sérieux d’utiliser un design tout fait sans l’adapter.

Je peux donc faire mon petit site web avec un CMS mais :

  • le résultat sera énorme, avec plein de fonctionnalités dont je ne me servirai pas (pas besoin de blog, de gestion des utilisateurs…) ;
  • il sera difficile à maintenir, et il faudra que je surveille toutes les mises à jour des extensions que j’aurai modifiées ;
  • je devrai faire des mises à jour régulières quand le CMS sera mis à jour, car les failles de sécurité connues des grands CMSs sont très rapidement utilisées par des « pirates ».

Ça fait beaucoup de travail pour un tout petit site.

Utiliser Django

Django n’est pas vraiment un CMS. C’est un framework Python pour créer des sites web (comparable à PHP Zend, Ruby on Rails…). Cela veut donc dire qu’il faut écrire du code pour l’utiliser.

La grosse différence avec d’autres frameworks web est que Django a été développé à l’origine pour un site web d’actualité, la gestion du contenu était donc primordiale. C’est pourquoi un fonction très impressionnante est disponible : la génération automatique de la zone d’administration du site.

J’ai juste eu à définir mes modèles (ce qu’est un stage, une animatrice, une date de stage, une catégorie…). C’était ensuite lié à ma base de données et la partie administration était générée. J’ai enfin défini mes vues, c’est à dire la façon dont ces modèles sont affichés aux utilisateurs (avec des outils simples pour générer des flux RSS, des sitemaps…)

Les avantages de cette approche sont :

  • l’application finale est très petite, sans fonctions inutiles ;
  • on obtient exactement ce qu’on veut : pas besoin de s’adapter aux extensions trouvées sur Internet ;
  • on sait exactement ce que chaque ligne de code fait (même si on omet de documenter…) ;
  • les seules mises à jour à surveiller sont celles de Python et de Django, qui sont rares et plutôt bien gérées.

Les seuls inconvénients que je vois :

  • il y a beaucoup moins de gnes qui connaissent Python Django que de gens qui connaissent WordPress, il sera donc plus difficile de trouver des gens pour gérer le site (mais ils seront meilleurs :p) ;
  • Python doit etre supporté par votre hébergeur. J’utilise OVH, qui ne supporte Django qu’en CGI, mais ça suffit pour un si petit site ;
  • il n’y a pas d’éditeur WYSIWYG par défaut dans l’adminstration générée par Django : ça peut être un problème pour éditer des articles (ou des descriptions de stages dans mon cas). Mais il est plutôt simple d’ajouter TinyMCE qui est purement en javascript.

Conclusion

Si vous voulez créer un blog simple et complet, utilisez WordPress. Si vous voulez faire des choses compliquées comme un magasin en ligne, utilisez Drupal.

Mais si vous voulez construire un site web simple, dynamique et facile à maintenir, et si coder ne vous fait pas trop peur, utilisez Python Django. Vous obtiendrez exactement ce que vous voulez sans trop d’efforts, et le résultat sera vraiment simple à maintenir.

Accueil du site du fil à soi

Accueil du site du fil à soi

Administration des pages du fil à soi

Administration des pages du fil à soi

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24 septembre 2009

Stage chez Jolicloud : les premiers pas d’une start-up

Stage chez Jolicloud : les premiers pas d’une start-up

Dans le cadre d’une année « Jeune Ingénieur » à TELECOM Bretagne, je viens de finir un stage de presque un an chez Jolicloud.

Il s’agit d’une toute nouvelle start-up lancée par Tariq Krim (fondateur de Netvibes) qui crée un système d’exploitation adapté aux netbooks et construit autour d’Internet (ses technologies et ses services).

Ce stage a été une passionnante occasion de vivre de l’intérieur le lancement d’une start-up : idée, recherche, lancement d’une alpha privée, recherche de financements, arrivée de gros concurrents (comme Google Chome OS), élargissement de l’alpha, embauches, roadmap de la beta et de la version finale… Nous étions trois au départ : Tariq Krim, Romain Huet et moi.

Niveau développement, le défi est intéressant : se baser sur Linux pour créer un système d’exploitation ergonomique et beau, qui soit centré sur les technologies du web plutôt que sur les technologies classiques utilisées sur un système Linux (plutôt HTML que GTK, plutôt Javascript que C…).

Nous avons utilisé Ruby On Rails et JQuery pour développer l’application web qui est le cœur de Jolicloud, et pas mal de python sur le système, pour permettre à notre application web de communiquer avec le système.

Les premiers développements se sont focalisés sur deux choses : partir d’Ubuntu et le modifier pour créer le système d’exploitation Jolicloud, et créer un annuaire d’applications, un peu comme sur l’iPhone d’Apple, qui permet d’installer/supprimer/mettre à jour ses applications en un clic. Cet annuaire est basé sur APT, la technologie utilisée par Debian (et Ubuntu) pour gérer les fichiers installés sur le système. De plus, Prism a été complètement intégré pour mettre les applications web (Google Docs, GMail, Facebook…) sur le bureau.

La version actuellement disponible de Jolicloud est très loin d’être complète : ce n’est qu’un aperçu de ce que nous voulons faire. Les développements s’accélèrent actuellement et nous avons plein d’idées dont je ne peux pas encore parler. Je dois malheureusement retourner en cours maintenant pour ma 3ème année à TELECOM Bretagne, mais j’espère pouvoir continuer à participer à Jolicloud dans l’avenir.

Contrairement à ce que fera probablement Google Chrome OS, Jolicloud permet de lancer des applications locales, pas seulement des applications web, et il ne pousse pas à l’utilisation des services Google. Et contrairement à Moblin, Jolicloud est autant une application web (notifications, synchronisation…) qu’un système d’exploitation. Et personnellement, le concept de Jolicloud me plairait bien sur mon PC portable aussi, si son interface était adaptée. Donc Jolicloud me semble avoir un bel avenir… à suivre :)

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6 septembre 2009

Internet en 2015 : vie privée en réseau ?

Un verrou

Samedi 26 septembre 2015,

Internet a beaucoup évolué ces 5 dernières années. En 2009, utiliser des services en ligne impliquait de faire confiance à des services tiers pour veiller sur vos données personnelles. Par exemple Facebook savait tout de ce que vous faisiez et de vos amis, Google Docs avait tous les documents sur lesquels vous collaboriez, Gmail avait tous vos emails… Tous ces services avaient des conditions d’utilisation assez peu clairs. Ils assuraient ne pas utiliser vos données d’une mauvaise manière mais ils les utilisaient pour vous afficher de la publicité ciblée. Et vous ne pouviez jamais être sûr qu’ils ne perdraient pas vos données et ne seraient pas piratés. Ce manque de confiance rendait difficile la généralisation de l’utilisation des services en réseau, malgré leurs avantages évidents.

Maintenant ce problème a été au moins en partie réglé grâce aux Fournisseurs d’Accès à Internet. Ma situation est très commune : j’ai une connexion en fibre optique au débit important et symétrique. Ma Freebox v8, ma nouvelle box internet, est constamment connectée à internet et inclut un serveur qui héberge toutes mes données personnelles et celles des autres membres de ma famille. Notre ordinateur personnel, mon portable, mon netbook Jolicloud et mon IPhone sont synchronisés au disque dur de notre Freebox (par le réseau local ou internet).

Le serveur de la Freebox est surtout un serveur HTTP avec une interface web et de nombreuses APIs. Une interface web est disponible pour chaque membre de la famille sur http://surnom.free.fr. Le mien est à http://twisterss.free.fr. Il ressemble à un blog personnel avec de nombreuses fonctions sociales.

Cette URL est aussi la clef de ma vie numérique. Elle est utilisée par de nombreux sites web pour accéder aux APIs de ma Freebox en utilisant OAuth. Facebook stoque les messages, les liens, les photos et les vidéos que je partage sur ma Freebox grâce à ces APIs. Ma Freebox a aussi les autorisations pour accéder aux données de mes amis. Ils ont tous une URL unique comme la mienne qui donne accès aux mêmes APIs. Dans un premier temps Facebook ne voulait pas utiliser cette architecture car elle leur faisait perdre le contrôle des données de leurs utilisateurs, mais en voyant des nouveaux concurrents gagner rapidement des utilisateurs avec cette architecture les a fait changer d’avis. Ils ont même développé une extension propriétaire avec un élargissement de l’API qui est plus rapide et offre plus de fonctions que l’extension par défaut. Je pourrais l’installer sur ma Freebox en un clic, mais je préfère l’extension open-source par défaut car je ne sais pas exactement ce que fait l’extension fermée de Facebook. Maintenant la valeur de Facebook est dans la façon dont ils trient les données pour afficher les plus intéressantes, et dans les nombreuses applications tierces disponibles pour gérer sa vie numérique. Et ils n’ont plus à payer les serveurs énormes qu’ils utilisaient pour les envois de photos et de vidéos, qui sont maintenant directement envoyées depuis le serveur de l’utilisateur.

Google utilise aussi cette architecture : ils cherchent à la fois dans les données de mes amis et sur internet. Ils peuvent même me dire quand un ami a fait des recherches semblables aux miennes (s’il a accepté de le rendre public, bien sûr). Comme Facebook, ils proposent une extension propriétaire qui indexe les données plus efficacement. Jolicloud utilise mon serveur privé pour synchroniser les applications et les fichiers sur tous mes netbooks et pour me proposer des applications que mes amis aiment.

Avec cette architecture, les utilisateurs contrôlent beaucoup mieux leurs données car elles sont stockées sur leurs propres serveurs, et seules des métadonnées sont envoyées aux sites la plupart du temps (des liens et des descriptions pour Google et Facebook…). Toutes les données sont synchronisées sur tous les ordinateurs, permettant de les restaurer si un disque dur lâche. Le partage de données est beaucoup plus efficace et rapide car elles ne sont plus systématiquement envoyées à un serveur central. Mais cette architecture n’est pas parfaite : si les utilisateurs installent des extensions malicieuses sur leur box ou s’ils donnent accès à leurs données à n’importe quel site web par OAuth, leur vie privée est encore menacée.


Cette idée du futur est internet tel que j’aimerais l’utiliser en 2015. Pour qu’il existe, nous devrons trouver des standards pour les APIS que tout le monde accepte, et les services web comme Facebook devront comprendre l’importance de la protection de la vie privée. Les FAIs ont probablement intérêt à ce que cet internet existe car ils y joueraient un rôle plus important. Mais seuls les utilisateurs peuvent rendre cet internet réel si la protection de leur vie privée les intéresse vraiment.

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11 janvier 2009

Remplaçons Facebook par les blogs !

Beaucoup de gens qui ont des blogs disent qu’il s’agit de leur principal réseau social. Ils y interagissent avec les autres par les commentaires. Ils découvrent les blogs des commentateurs et enrichissent leur réseau de blogs intéressants, où ils deviennent eux-même commentateurs.

Ce qui est bien avec le réseau des blogs, c’est qu’il est décentralisé. Ainsi les informations sur une personne sont contrôlées par cette personne. Contrairement aux réseaux sociaux comme Facebook. Je pense qu’avec quelques fonctions supplémentaires et une meilleure interface, les blogs pourraient remplacer avantageusement Facebook.

Des discussions plus ouvertes et décentralisées

Quand quelqu’un commence une discussion sur un blog, il serait intéressant que les autres bloggeurs puissent continuer les discussions, en contribuant à la fois à leur blog, et au blog original de la discussion. Il existe déjà les trackbacks pour cela, mais ils ne servent qu’à faire un lien, avec une description souvent incompréhensible et me semblent assez inefficaces.

Le mieux serait d’écrire un commentaire sur le blog original, et qu’il soit directement envoyé au blog de l’auteur. La discussion se poursuivrait alors sur les deux blogs en même temps, les deux audiences des blogs seraient alors mélangées, ce qui enrichirait la discussion.

Une gestion « à la Facebook »

Beaucoup de blogs ont déjà une liste des plus gros commentateurs, une liste de blogs intéressants… Mais pour transformer les blogs en réseaux sociaux, il faudrait une liste des commentateurs, comme un liste des amis sur Facebook.

Il serait aussi intéressant de créer un panneau de contrôle qui permettrait de suivre les derniers sujets postés par les commentateurs sur leurs blogs, créant une sorte de « news feed » Facebook.

Des plugins de gestion des photos, des évènements… permettraient de retrouver toutes les fonctions les plus intéressantes de Facebook. Tout cela dans un réseau décentralisé, où les acteurs controleraient mieux les informations qu’ils publient.

On pourrait aussi imaginer un site comme Wordpress.com qui permettrait de créer son blog social en quelques clics, aussi facilement que l’on crée un profil sur Facebook.Cette idée de blogs sociaux ressemble un peu à ce que font les skyblogs ou myspace, mais ces sites ne me semblent pas permettre de faire un vrai blog, ni de créer son propre blog sur son hébergement (et ils ne proposent pas de faire des discussions mutualisées entre plusieurs blogs).

La réalisation ?

J’hésite à me lancer dans la création d’un plugin wordpress, et peut-être d’une plateforme de « blogs sociaux » pour faire ça. Peut-être existe-t-il déjà des idées similaires ?

Il est évident que cette vision des blogs ne serait pas adaptée à tous les blogs : les blogs thématiques par exemple n’ont pas grand chose à voir avec les réseaux sociaux.

Mais je pense que les blogs pourraient permettre de créer un réseau social à la fois plus intéressant, plus extensible, et plus contrôlable que Facebook, car on pourrait utiliser son propre hébergement pour ses données.

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